06/05/2012
Amnesty International demande l’abrogation de la loi anti Niqab
CONCLUSION ET RECOMMANDATION DU RAPPORT
Pour le gouvernement de la France :
Abrogation des articles 1, 2, 3 et 5 de la loi 2010-1192 du 11 Octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans les espaces publics.
Cette recommendation n’est d’ailleurs pas la seule issue de ce rapport…
7.4 Voile intégral
Pour tous les gouvernements :
Abstenez-vous de l’adoption des lois qui impose une interdiction générale du port du voile intégral
Pour consulter la version en intégral.
Vous vous étonnerez, peut-être comme nous, que la presse ne fasse pas ses gros titres de demain en soulignant la condamnation de la France pour cette loi digne de l’apartheid.
L’avenir nous dira donc si les médias français sont complice d’une stigmatisation programmée à visées électoralistes.
Ici un témoignage d’une victime de cette loi extrait de ce rapport accablant :
Cette Législation augmente l’HOSTILITÉ
Mme Y a 20 ans, est né en France et vit dans la région parisienne. Elle porte le niqab depuis un an. Mme Y a déclaré à Amnesty International que sa décision de porter le voile intégral était un choix personnel dans son cheminement spirituel, et pas nécessairement un devoir religieux. Elle dit que la police l’a arrêtée six fois depuis Avril 2011, date d’entrée en vigueur de l’interdiction générale de dissimulation du visage. La première fois qu’elle a été arrêtée, c’était à la gare. Après son contrôle d’identité, elle a été emmenée au poste de police et interrogée sur le pourquoi de son port du niqab et il lui a été demandé si elle avait été soumise à des pressions de son mari. Ces agents lui ont fait des commentaires désagréables et grossiers comme, “Il est facile de se cacher derrière l’Islam» et, «Il vaut mieux cacher votre visage”. Après quelques jours, elle a été arrêtée à nouveau et cette fois elle a demandé à une femme officier de police d’opérer son contrôle d’identité. Selon elle, l’officier de police a alors refusé, lui a tordu le bras et l’a poussée dans la voiture de police. Elle a raconté à Amnesty International qu’elle avait été maintenue 30 minutes au commissariat. Après sa libération elle est allée à l’hôpital où les médecins ont certifié une ecchymose sur son bras. Elle aurait tenté de déposer une plainte contre l’officier de police, mais la police municipale de sa ville a plusieurs reprises refusé d’accepter sa plainte. La troisième fois, elle a été interrogée par la police devant un tribunal où le cas de deux autres femmes portant le niqab a été entendue. Les autres fois, elle n’a pas été emmenée au poste de police. Jusqu’à présent, les policiers n’ont pas donné suite à ses affaires toute accusation portée contre elle et elle n’a pas été convoqué par le tribunal.
Selon Mme Y, les gens sont encore plus hostiles à l’égard des femmes portant voile intégral, depuis que la loi a été introduite. Elle a raconté à Amnesty International qu’elle avait été souvent agressée verbalement quand elle était seule dans la rue et les gens avaient parfois craché sur elle. ”Cela stigmatise des femmes portant voile intégral. J’essaie d’être accompagné par un homme lorsque cela est possible “.
Le combat continue donc et nous enregistrons nos premières victoires.
Elle en appelle d’autres puisque les affaires dévoilées par Amnesty International (et pas par nos médias pourtant sollicités) sont d’ors et déjà portées aux tribunaux par votre association Amazones de La Liberté.
Notre résistance citoyenne sera sans faille et nous lutterons jusqu’à l’abrogation pure et simple de cette loi.
http://amazonesdelaliberte.com/2012/04/24/amnesty-international-demande-labrogation-de-la-loi-anti-niqab/#comments
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Commentaires
Écrit par : KL-avocats | 22/05/2012
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