16/06/2011

Mohamed (saws) Notre Guide

Après quatorze siècles, le monde musulman est aujourd’hui exactement où les Arabes en étaient avant que le Saint Prophète – sallallahu ‘alayhi wa salam – les unissent en une seule nation. Les conditions politiques du monde à cette époque étaient très proches de ce que nous voyons aujourd’hui.

En ces jours, il y avait deux grandes forces politiques : byzantin et persan. Le monde d’aujourd’hui est dominé par deux puissances mondiales : l’Amérique et la Russie (dans une moindre mesure). La Chine était, à l’époque, exactement tel qu’aujourd’hui : une puissance en elle-même.

Les Arabes étaient divisé en plusieurs tribus, chaque tribu constituant une unité politique distincte. Ils étaient engagés dans des guerres incessantes, ils tuaient, ils volaient et s’asservissaient les uns les autres. En raison de leur désunion, ils ne constituaient ni une puissance politique ni une puissance militaire, malgré le fait qu’ils étaient de bons combattants, très audacieux et plus courageux que le peuple de culture de Byzance et de Perse. Chaque fois qu’une tribu arabe devenait insolente ou faisait quelque chose qui déplaisait aux super-puissances de cette période, ils envoyaient leurs princes vassaux et la forçait à l’assujettissement. Aujourd’hui, le monde de l’Islam est exactement là où les tribus arabes étaient en ces jours, à cause de leur désunion, et non pas en raison d’un manque de courage. Aujourd’hui, chaque fois qu’un Etat musulman devient «insolent» et commence à former sa propre politique indépendante, sans faire attention aux diktats des «super-pouvoirs», il est ramené à la «raison» par la puissance militaire d’une nation vassale. Cette similitude frappante se trouve également dans l’aspect moral. Les Arabes de l’ère pré-islamique étaient au point le plus bas de la dégénérescence morale comme aujourd’hui. L’égoïsme brut, la corruption et l’obscénité sont les caractéristiques les plus remarquables de notre vie sociale. Nos gains personnels dominent notre esprit, nous sommes prêts à sacrifier l’intérêt de la nation pour notre intérêt personnel même minime, nous sommes même prêts à vendre notre terre à l’esclavage en échange de quelques misérables gains personnels.

A partir du moment où le Saint Prophète – sallallahu ‘alayhi wa salam – a commencé sa mission, jusqu’au moment où il rendit le dernier soupir, il s’est écoulé une période de 23 ans. Dans ce court laps de temps, ce qu’il a fait est le plus grand miracle jamais accompli dans l’histoire humaine. L’image de l’Arabie fut complètement changé. Ces tribus féroces et guerrières étaient unies et soudées en une nation forte et puissante. Cette révolution n’est pas passé inaperçu par les super-puissances de ces jours, et les Arabes furent bientôt en proie à des hostilités. Ce qui a finalement abouti à une guerre ouverte. Quel fut le résultat ? Les Arabes qui étaient soumis et réprimées par de petits princes vassaux, balayèrent le puissant empire perse et mirent en fuite l’empereur de Chine. Byzance subi de nombreuses défaites et perdit une grande partie de son territoire.

Ce n’est qu’un aspect de la réforme du Saint Prophète – sallallahu ‘alayhi wa salam. La suprématie politique ainsi acquise a résulté de la réforme morale forgé par lui. Il a créé une société exempte de préjugés raciaux, linguistiques et tribaux, sans lutte de classes, libre et consciente de l’égoïsme des intérêts communs. Il est certainement difficile pour l’homme d’être libre de motivations égoïstes, mais si les individus ne sont pas enseignés et formés à renoncer à leurs intérêts personnels pour des raisons d’intérêt commun, le peuple tombe bientôt en proie à l’égoïsme de ses composants.

Comment le Saint Prophète – sallallahu ‘alayhi wa salam – accomplit-il cette réforme morale ? Rien ne prospère à partir du vide, il nécessite un appui, et le soutien des valeurs morales est la foi, une foi vivante et dynamique en Allah Tout-Puissant. Il est vrai que chaque acte d’un individu a son effet sur la société et l’effet produit sur l’ensemble de la société revient également à l’auteur interprète ou exécutant de l’acte en tant que membre de la société. Mais ce système complexe d’action et de réaction est trop difficile à comprendre pour un profane. C’est pourquoi il est toujours motivé par les gains immédiats, négligeant les conséquences à long terme. Il ne peut être attiré par la foi vivante en Dieu. Parfois, il échappe aussi à un malfaiteur que les conséquences d’un mal sont forgés par lui-même, et qu’il laisse toute la nation en récolter les fruits amers.

La première leçon avant tout, enseigné par le Saint Prophète – sallallahu ‘alayhi wa salam – à ses disciples était la foi qu’Allah Le Tout-Puissant, L’Omniprésent et L’Omniscient, regarde Ses serviteurs et reste à leurs côtés, où qu’ils soient; et qu’Il est Un Dieu qui les récompense pour leurs actes vertueux et les punit pour les vices. Avoir foi en Le Seigneur invisible peut être difficile pour l’homme. La foi qui est communément professée ne l’est pas toujours par conviction, ce peut être par approbation envers l’autorité en tant qu’idée pratique. En ce qui concerne la foi, Allah dit dans le saint Coran :

« Les villageois ont dit «nous croyons». Disons que vous ne croyait pas, mais vous devriez plutôt dire : «nous avons cédé [aux lois divines]», car la foi n’est pas encore entré dans vos cœurs. » [S49: V14]

Cette faible foi ne permet pas de sacrifier sa vie pour la cause de la vertu. La foi en Allah n’est pas un dogme simple, elle se doit d’être obtenue par l’observation de la création d’Allah, de Ses preuves solides et de Son décret.

La méditation mène l’homme à la moitié de la voie seulement. Obtenir la foi ainsi est une probabilité, pas une certitude. Pourtant, cette possibilité est une compréhension précieuse, car elle définit l’homme poussé encore plus loin dans le monde inconnu des réalités spirituelles. C’est l’état où l’on ne peut pas mettre la foi implicite sur le raisonnement, sans risquer le péril de se perdre dans le labyrinthe de la pensée. C’est l’étape où l’aide divine doit être invoqué par la prière et le respect d’une discipline de vie morale. Le Saint Prophète – sallallahu ‘alayhi wa salam – a dit que l’homme n’est jamais plus près de Dieu que le moment où il se trouve prosterner devant Lui dans la prière. C’est pourquoi il a appelé la prière comme étant la « me’raj al mo’min » : l’Elevation des Croyants. Ceux qui veulent faire l’expérience des réalités spirituelles doivent observer une discipline de vie et doivent chercher la proximité de leur Seigneur en apparaissant souvent en cette présence. Lorsque cette étape est atteinte, la foi est parfaite. Tels sont les gens qui s’élèvent au dessus de toutes les considérations de la douleur et de la peur. Ils vivent dans un état de béatitude perpétuelle. Ils deviennent imprenables.

C’est ce que le Saint Prophète – sallallahu ‘alayhi wa salam – a fait pendant les treize premières années de sa mission. Il leur a enseigné des valeurs morales, et comment vivre une vie moralement disciplinée. Il a engendré en eux une foi vivante et vibrante en Allah. Alors commença la seconde phase de sa mission, qui était inévitable, à savoir la propagation de l’Islam aux tribus partout en Arabie, puis vers les pays voisins. Cette nation a continué dans la prospérité aussi longtemps qu’elle garda l’endurance du Saint Prophète – sallallahu ‘alayhi wa salam.